Traumatisme et comportements modifiés …. le cerveau

Lors d’un traumatisme, la perception du monde va être modifiée, le cerveau va être en attente de la survenue du prochain évènement traumatisant pour tenter de l’éviter.
L traumatisme est avant tout physiologique. Le comportement va donc changer après que la perception ait elle même changée au préalable. En situation, le comportement va changer car la physiologie a été modifiée.
on le comprend aisément avec un traumatisme au genou … on appréhende la marche à venir, on boite en marchant pour se protéger, on se repose après l’effort craint plus que de raison ….

Les neurosciences nous montrent que lors d’une situation traumatisante, le thalamus coupe l’accès au lobe préfrontale. On ne pense plus, la raison est mise à l’écart afin d’être efficace et rapide.

On dit que l’émotion est la stratégie mise en place par le cerveau pour optimiser la réaction à la situation traumatisante (ou perçue comme telle).
Le traumatisme est stocké au niveau du cerveau limbique, inaccessible à la raison.

Ce stockage et ce « court circuitage » font que la stratégie de réaction inscrite prend la main sur la raison et l’objectivé. Nous ne sommes plus qu’en réaction à ce qu’on pense devoir survenir. Il n’y a plus de réalité objectif. Les sens sont altérés et le cerveau vit ce qu’il pense être la réalité.
On dit que l’émotion capture le cognitif. Je ne suis plus qui je suis dans l’environnement physique qui est le mien à cet instant là, mais je suis qui je « sais » être, dans l’environnement que je pense être celui qui est le mien. je suis un automate.

La résolution émotionnelle nous ramène à ressentir ce qui se passe « en vrai » dans la situation qui nous perturbe. Elle nous invite à revenir dans le corps et donc dans le « vrai » présent, ici et maintenant. Le cerveau n’a plus sa part à jouer puisqu’il s’agit de vivre le présent et non le fantasmé….

Voir après mes fiches sur la Résolution Émotionnelle pour voir ce qui se passe.

Ces considérations sur le cerveau multiple sont à mon sens importantes lors d’accompagnements d’humains. On peut coacher une personne si on a accès à une réalité tangible, pas si on travaille sur du fantasmatique….

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